Bon, effectivement, Edouard relance ce blog qui va à vau-l'eau, mes amis... Tiens, ben un exemple qui me passe par la tête : actuellement je fais un article sur l'un de mes voyages, que j'ai fait
ave Ralf et Simon, et ben figurez- vous que c'est n'importe quoi, vu que ce voyage, ça doit bien faire presque 2 mois que je l'ai fait. Et d'ailleurs, je suis tellement paresseux que en
guise de texte, je vous remets le même que j'ai envoyé par mail à des tas de gens il y a de cela un bon 2-3 semaines, puis je vous balance les photos, et vous vous démerderez avec tout ça. Ok ?
Allez, et un petit effort, les enfants, un petit article de temps, en temps, quelques petites photos... Libérez-vous de l'affreuse hydre de fesse-bouc (notamment le petit Frans, là.. Oui, vous,
au fond, là... Ca vous intéresse pas, ce que je dis ?...).
Enfin, voilà. Soit. Et la lumière fut. Bises à tous, les enfants...
Message envoyé il y a près de 3 semaines :
Hola todos,
Bon, je sais, j'ai pris un sacré retard. Le présent message est en effet relatif au (long) week-end que nous avons passé à La Serena, la Vallée de l'Elqui et la Isla de Damas, à environ 8h de
route au Nord de Santiago. Ce voyage date maintenant de près de trois semaines. Mais bon, vous savez ce que c'est, je suis désolé d'avoir une vie assez remplie sur Santiago (et du boulot, si,
si...) qui m'ont empêché de vous envoyer ce récapitulatif et ces photos dans de meilleurs délais, vous délaissant honteusement, vous, amis, familles, etc.
Bon, cette digression inutile faite, parlons-en de ce voyage. Je vais essayer de ne pas m'étendre des heures, déjà parce que je n'ai pas que ça à faire, quand même, ensuite parce que je suis
conscient de l'ennui que procure mes longs monologues. Nous partîmes donc 3, Simon, mon coloc français que j'ai déjà évoqué, Ralf, mon coloc autrichien que j'ai aussi du évoquer, mais moins, et
donc, votre serviteur. Une (courte) nuit de bus et nous arrivons sur La Serena, ville tranquille, à l'architecture coloniale présente, dont la jolie baie est bordée par le Pacifique... et où il
fait un temps de chiotte. C'est donc sous un crachin breton que nous débarquons à 6h du mat', que nous découvrons la ville, mais pas question de trop s'attarder, on a un voyage à faire. On saute
dans un nouveau bus pour 2 heures de route vers l'intérieur des terres, direction : el Valle del Elqui.
La vallée de l'Elqui, c'est quoi ? Et bien une vallée (comme son nom semble l'indiquer), gorgée de soleil (près de 350 jours sans nuages par an, ça change de La Serena), ou l'on cultive le Pisco,
alcool chilien proche du cognac, ma foi assez goûtu. Nous arrivons au charmant petit village de Pisco Elqui, avec ses petites maisons colorées, ses rues à flancs de collines, son église de bois
et ses nombreuses distilleries. Nous prenons nos quartiers dans un charmant camping, plein de saules pleureurs et traversé par un ruisseau. Et nous partons à la conquête d'une distillerie
artisanale à une grosse demi-heure de marche. Là-bas, visite gratuite par un chilien haut en couleur, qui nous sort un monologue de près de 2h, au départ, sur le Pisco et sa fabrication, mais
avec des incursions dans la politique nationale, la diplomatie, la philosophie, la France, enfin, bref, un beau parleur. D'ailleurs ça marche, nous faisons l'acquisition de son meilleur Pisco. Il
fait une chaleur de plomb et les vignes de la distillerie sont assez rafraichissantes. Nous nous arrêtons sur le retour dans une fabrique de fruits secs, assez sympa. Et le soir, à la tombée de
la nuit, nous filons en direction de l'observatoire astronomique Mamachuca.
350 jours sans nuages par an, ça veut aussi dire 350 nuits complétement dégagée dans la région, ce qui fait du Chili le paradis des astronomes, avec le plus beau ciel du monde. Ainsi, les plus
grands téléscopes internationaux et autres observatoires se sont installé dans le Nord du pays. On peut ainsi visiter deux nuits celui-ci, dédié aux touristes (car dans les vrais observatoires,
la nuit, on ne peut pas y aller, car les scientifiques y travaillent). On prend un cours d'astronomie, puis on peut observer l'époustouflante nuit étoilée, probablement la plus belle que j'ai eu
à observer dans ma vie. La soirée était dédiée à l'observation de Jupiter. On rentre sur les coups de minuit, barbecue au camping et dodo. Le lendemain, nous retournons sur La Serena pour une
journée tranquille ou nous flanons dans la ville, qui a redécouvert le soleil entre temps. Le soir, dans un hotel sympa et fleuri, on fait un nouveau barbecue avec un Français rencontré sur
place, Régis, originaire de Saint-Nazaire, employé de Total complexé et qui était venu au Chili rejoindre une femme qui l'a finalement largué, et qui, du coup voyage. On savour son accent
espagnol extraordinaire de franchouillardise, aux fins de phrases ponctuées de "quoi" bien peu castillanes... Mais ce fut un joyeux compagnon pour cette soirée tranquille. Le lendemain, nous nous
levons aux aurores pour ce qui doit être le clou de notre voyage : la Isla de Damas.
L'"Île aux Dames", pour les francophones les plus extremistes, c'est un Parc naturel sauvage, une petite île au large d'un petit port situé à 2h de route au Nord de La Serena. On ya fait des
tours en bateaux pour touristes pour observer les vieux loups-de-mer se faire des mamours (quand je dis ça, je ne parle pas d'un vieux barbu type capitaine Haddock en ciré jaune qui fait des
cochonneries avec madame, mais bien du gros machin semblable au phoque, mais qui finalement, à la même délicatesse), et la mascotte du coin, le Pingouin de Humboldt. Je suis bien satisfait quand
même de découvrir ces bêtes que je ne connaissais pas. Mais le meilleur, c'est que l'on avait pensé à Le Serena à aller demander une autorisation à l'Office des eaux et forêts pour camper dans le
Parc naturel, ce que peu de gens font. Nous débarquons donc après la balade sur la Isla de Damas, île charmante et fleurie, et les autres visiteurs ne disposent que d'une heure pour visiter, mais
nous, nous restons sur l'île jusqu'au lendemain, complétement seul. Un paradis naturel pour nous trois. Nous plantons donc la tente et passons nos deux jours à cheminer sur cette superbe île
(malgré un temps maussade), et à observer le Pacifique de sa superbe baie. Le lendemain, on voit même des dauphins depuis la plage !
Finalement, on repart donc le lendemain avec le bateau des visiteurs quotidiens, profitez une dernière fois du calme olympien qui règne sur l'île. Nous rentrons sur La Serena et passons les
dernières heures qui nous sépare de notre bus en sirotant du vin chilien sur la plage. Fin parfait d'un week-end paisible, et une nouvelle fois pleins de souvenirs. Je vous joint donc quelques
photos. Sinon, ici, à Santiago, tout va bien, comme d'habitude. Beaucoup de travail en ce moment pour ce derniers mois de cours. J'attends tranquillement la date de mes grandes vacances, le 6
décembre (et non, rien d'autre, je ne vois pas de quoi vous parlez...). Entre-temps, on est quand même allé un week-end à la plage il y a une dizaine de jours entre colocs, première fois on nous
étions quasiment tous réunis en dehors de Santiago. Week-end très sympa aussi dans un mignon village de pêcheurs. Si j'ai la force, ça fera le sujet de mon prochain mail.
Allez, je vous laisse donc, j'espère que vous allez tous bien. Bises à tout le monde et à bientôt pour de nouvelles aventures.
Ciao
Ca, c'est el Valle del Elqui...
Ca, c'est sur la route vers la Isla de Damas...
Ca, c'est les fameux pingouins de Humboldt...
Ca, c'est la baie de la Isla de Damas, on nous avons passé la nuit seuls...
Bon, allez, ça ira pour cette fois, les enfants... Dormez bien !